La main est un chef d’oeuvre, elle sent et elle agit,

on dirait presque qu’elle voit.

Alexis Carrel

Art du Yoga      Ayurveda

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Bilan ayurvédique


L'Ayurveda, du sanskrit Ayus (vie) et Veda (connaissance, science) est la science de la vie. Celle-ci est une approche holistique où l'Homme est appréhendé dans sa globalité. Cela signifie que les trois plans de réalité, la sphère physique, psychique et ontologique sont traitées, examinées de concert.

Pour cette médecine ou thérapie ancestrale estimée à environ 4000 ans, la santé résulte de la Connaissance de soi (et du Soi), corrélative d’un mode de vie sain et d’un rapport juste avec son environnement, et plus largement, avec les lois  cosmogoniques et ontologiques qui régissent l’univers. Cela ne s’improvise guère et requiert de la part du thérapeute une connaissance desdites lois en relation avec celles de l’anatomie, de la physiologie, des métabolismes et de la psyché. 

L'Ayurveda considère que l'univers et la matière sont sous-tendus par un ensemble de lignes de force de hautes fréquences vibratoires. L’univers est fait de niveaux d’organisation successifs imbriqués comme des poupées russes.

Il y a un continuum indivis de l’énergie et de la matière, de l’infiniment petit à l’infiniment grand, particules, atomes, molécules (simples et organiques), cellules, organes, organismes vivants (créatures vivantes), écosystèmes planétaires, systèmes solaires, étoiles, amas d’étoiles, galaxies, amas de galaxies.

Cette cohérence (et cohésion des mondes) montrée par la physique quantique et la relativité générale concerne, a fortiori, le composé psycho-organique humain. Parmi les lignes de force fondatrices de l’univers et de la matière (qu’il serait trop long d’exposer ici), les 5 éléments, l’éther, l’air, le feu, l’eau, la terre, procèdent de la complexité humaine et de la cohésion moléculaire et cellulaire. Ces 5 éléments, envisagés à travers leur état physique et surtout par leur modalité énergétique et vibratoire, influencent directement le plan physique. Ces éléments se retrouvent dans tous les règnes de la nature (minéral, végétal, micro-organique, animal, humain) au travers de combinaisons variées.

Au plan humain, la combinaison et l'interaction des 5 éléments donnent lieu aux doshas qui sont les forces sous-jacentes des 5 éléments imprégnés de la force vitale (prâna). En terme de constitution de base, chacun d’entre nous correspond à un dosha : ̶Vata (éther/air) ou Pitta (feu/eau) ou kapha (terre/eau) ̶  ou à une combinaison de doshas ̶ Pitta/Vata, Pitta/kapha, Vata/kapha. Cette dominante doshique représente notre constitution propre avec des caractéristiques précises de nature morphologique, psychique, mentale, émotionnelle, physiologique, métabolique.

Les doshas sont donc des « forces » et non des substances. Étant entendu que le composé humain psycho-organique est impacté par les doshas, la conscience, l’intellect, le «moi», le mental et les cinq sens (sphère psychique), ainsi que la dimension physique, anatomique, physiologique et métabolique procèdent de l’équilibre des doshas. Ceux-ci exercent donc un effet direct sur les tissus, les organes et les canaux énergétiques du corps.

Pour donner un exemple, et indépendamment de la constitution de base de tout un chacun, la fonction de Vata est d’agir en tant que mouvement dans le cerveau, le système nerveux, le cœur, les poumons, les os, la moelle osseuse, la vessie et le côlon. Au niveau cellulaire, Vata fait circuler les nutriments dans les cellules et évacue les déchets.

Celle de Pitta est d’agir en tant que transformation dans le cerveau, les yeux, la peau, le sang, le foie, la rate, le système endocrinien et l’intestin grêle. Du point de vue cellulaire, Pitta digère les nutriments afin de fournir de l’énergie pour la fonction cellulaire.

Quant à celle de Kapha, c’est d’agir en tant que lubrification et stabilité dans le cerveau, la lymphe, la plèvre, le péricarde, les articulations, l’estomac. Au plan cellulaire, Kapha gouverne la structure cellulaire.

Les trois doshas fonctionnent de concert et sont complémentaires. Il suffit que l’un d’eux soit en déséquilibre pour susciter un désordre plus conséquent ailleurs. Lorsque notre dosha ou nos doshas sont précisément en désordre, il est nécessaire de les équilibrer avant et/ou après l'apparition de troubles physiologiques et métaboliques ou de signes pathogènes.

La cause desdits désordres est souvent multifactorielle : une nutrition non adaptée à la constitution de base et répondant à des attitudes et des comportements erronés ; des habitudes alimentaires délétères ; un excès ou défaut d'exercice physique ; des conflits intérieurs/extérieurs relatifs à une mauvaise utilisation des 5 sens et de l’intelligence ; un mental non régulé, opacifié et identifié à des représentations à haute valeur affectives inconscientes (complexes) ; des pensées obsessionnelles, récurrentes et réductrices ; des émotions envahissantes ; un mauvais sommeil ; des addictions de tous ordres ; des comportements répétitifs et mortifères subconscients ; bref, un ensemble de désordres inhérent à un mode et hygiène de vie disharmonieux.

L’Ayurveda s’inscrit donc comme science et art prophylactiques et curatifs.

La nutrition et micro-nutrition, ciblées, pointues et adaptées à la constitution de base de la personne représentent une science des saveurs. Celles-ci vont permettre de remédier à l’état de déséquilibre. Les micro-nutriments, vitamines, minéraux et oligo-éléments doivent être assimilés si l’on veut que les macro-nutriments, lipides, glucides, protides, le soient suffisamment: les six saveurs, dérivées des 5 éléments, douce (eau-terre), acide (feu-terre), salée (feu-eau), piquante (feu-air), amère (éther-air), astringente (air-terre),  sont précisément les médiateurs des doshas. Par conséquent, elles exercent également un effet sur tous les tissus, les organes et les systèmes. C’est ainsi qu’en raison de la constitution de base de la personne (ainsi que de son histoire et de ses déséquilibres métaboliques), telles saveurs seront à privilégier au dépens d’autres saveurs ; tels types d’aliments seront à favoriser alors que d’autres seront à réduire ou à proscrire. De nombreux autres paramètres entrent en ligne de compte (que nous ne pouvons développer ici), tels que l’énergie de l’aliment, son effet post-digestif, les saisons, etc., ainsi que des aspects essentiels et circonstanciés d’hygiène de vie, au sens fort du mot.

Sous l’angle de la nutrition, on ne peut guère faire l’économie d’une question centrale : la digestion au sens le plus large qui soit qui inclut la digestion émotionnelle et  mentale, donc la transformation des émotions et des pensées polluantes. Aussi, dans son approche thérapeutique, l’Ayurveda commence par viser la sphère digestive. Bien que les pesticides, les engrais chimiques, les OGM végétaux et animaux, les antibiotiques, les hormones de croissance ou d’anabolisants, bref, l’alimentation industrielle mortifère n’existaient pas il y a 4000 ans, l’Ayurveda a toujours souligné le caractère primordial de la digestion.

En effet, l’Ayurveda sait depuis des milliers d’années ce que la médecine classique (essentiellement allopathique) constate depuis moins de 10 ans : une pullulation bactérienne dans l’intestin grêle et dans le côlon annihile les bactéries commensales (bactéries amies du microbiote ou flore intestinale) au nombre de 1014 (soit 100 000 milliards) et ouvre la porte, à moyen et long terme, à de nombreuses pathologies telles que certains cancers dont celui du côlon, l’arthrite au sens générique, et l’arthrose, les maladies cardio-vasculaires, la maladie ulcéreuse (qui débute souvent et paradoxalement par une hypochlorhydrie dans l’estomac…) - les quatre classes de médicaments les plus vendus au monde sont directement corrélés à ces quatre pathologies-ci - mais aussi le diabète, le surpoids et l’obésité, les maladies neurodégénératives, les céphalées, les migraines, les thromboses veineuses, la fibromyalgie, la rosacée, l’autisme, le syndrome des jambes sans repos, les problèmes ORL (angines, rhumes, sinusites...), etc., sans compter les nombreux symptômes et désagréments quotidiens tels que les flatulences, les ballonnements, les reflux gastro-œsophagiens, la fatigue (asthénie psychique et/ou physique), l’anxiété, etc., autant d’indices d’un dérèglement de la flore intestinale.

Les bactéries pathogènes provoquent donc une réaction immunitaire de la part des macrophages intestinaux qui produisent des médiateurs pro-inflammatoires. Ceux-ci déclenchent une inflammation locale (et chronique dans la durée) et augmentent progressivement la perméabilité de la membrane intestinale (intestin grêle et surtout côlon) en la rendant poreuse. Les antigènes traversent ladite paroi et passent dans la circulation sanguine en visant ensuite des organes et tissus cibles… Or, notre alimentation contemporaine de type industriel avec sa kyrielle de produits toxiques tels que les additifs chimiques, le raffinage quasi-systématique, les pesticides, les OGM, etc., le stress chronique, pour ne citer que les facteurs les plus immédiats et morbides, contribuent largement à fragiliser les intestins, (mais aussi les reins et le foie) et par force, diminuent les défenses immunitaires.

En outre, l’intestin est régi par le système nerveux entérique qui comprend environ 300 millions de neurones. Ces cellules nerveuses afférentes véhiculent l’information dans le sens intestin-cerveau. Une atteinte du microbiote modifie l’information transmise au système nerveux central...

L’Ayurveda a donc développé une démarche qui porte l’accent sur la détoxication, le maintien d’un feu digestif constant (puissance catalytique et enzymatique qui préside à l’assimilation des micro-nutriments et des macro-nutriments), sur un équilibre acido-basique réel, une optimisation de la fonction des neurotransmetteurs et des glandes endocrines. Bref, une alimentation qui favorise le développement et le maintient des bactéries amies et assure la capacité de se tenir, une fois les déséquilibres éliminés, à une démarche et un mode nutritionnels exemplaires et à une hygiène de vie avisées, efficientes et créatives - cela par l’ingénieux équilibre des doshas.

À ce titre, l’Ayurveda offre la possibilité de vivre à travers un équilibre de toutes les fonctions psycho-mentales et organiques (homéostasie) dans la plénitude, la joie, ̶ fort d’une vitalité profonde.

Une consultation consiste à identifier la constitution de base de la personne, à repérer les dysfonctionnements psycho-organiques et métaboliques et en fonction de ceux-ci, proposer des conseils concrets qui s'appliquent à la nutrition*, au mode et à l’hygiène de vie, aux plantes.


*détoxication et élimination ; rééquilibre des doshas et du feu digestif ; optimisation des systèmes (immunitaire, lymphatique, digestif, nerveux, endocrinien, cardio-vasculaire,  etc.) ; alimentation juste pour nourrir les tissus en profondeur et assurer l’homéostasie.


Formation : IFYA (Institut français de Yoga et d’Ayurveda)


La 1ère consultation d‘1h30 : 75 €

Les séances suivantes (suivi de bilan), 1 heure : 55 €

Lieu : 7C rue Dr Emile Ledoux à Besançon


Massage ayurvédique


Le massage ayurvédique Abhyanga a pour objet de rééquilibrer les tissus du corps afin de réduire l’excès des Doshas. Il permet une régulation du mental, retire les tensions, facilite la circulation (lymphe et sang), revitalise l’ensemble du corps. Ce massage personnalisé se décline selon les besoins de réconfort (dominante Vata), d’apaisement (dominante Pitta) ou de dynamisation (dominante Kapha).

Il s’agit d’un massage de tout le corps avec une huile adaptée (à base de sésame et de plusieurs plantes selon la constitution), utilisée tiède. La composition de l'huile ainsi que le toucher concourent à satisfaire les besoins identifiés.


Formation : Atreya Smith


Le massage d’1h : 60 €


Lieu : 7C rue Dr Emile Ledoux à Besançon



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